Cérémonie du 11 novembre

Gaëlle ALBRECHT, Mégane GIRARD et Fanny TRUCHOT , de la classe de THPS, accompagnées par Mme BOUET, Proviseure, et de M. MEILLET, leur professeur de Lettres Histoire, ont assisté à la commémoration du 11 novembre, Espace Bazaine à Audincourt.

Elles ont lu une lettre écrite pendant l’hiver 1914/1915 par Martin Vaillagou qui fut tué le 25 août 1915.

En compagnie du Sénateur Maire, Martial BOURQUIN, et des élus, elles ont également rendu hommage à tous ces jeunes soldats qui se sont battus pour la France en déposant une gerbe au monument aux morts au nom du Lycée Nelson Mandela.

Une belle expérience pour ces 3 élèves volontaires pour accomplir non seulement un devoir de citoyen mais aussi un devoir de mémoire.

C’était une première pour ces élèves mais aussi pour le Lycée qui devrait dans les prochaines années renouveler ce genre d’expérience qui participe à l’éducation des citoyens de demain.


La lettre écrite par Martin VAILLAGOU

(Tué le 25 août 1915)

Je vais exaucer les vœux de Maurice dans la mesure du possible. D’abord, pour les lignes de combat, je vais tracer un plan au dos de cette feuille que tu pourras suivre et expliquer à maman, à moins que maman comprenne mieux que Maurice. Pour les balles allemandes, je pourrai le faire. J’en apporterai quand je reviendrai. Pour le casque de Prussien, cela n’est pas sûr. Ce n’est pas maintenant le moment d’aller les décoiffer. Il fait froid, ils pourraient attraper la grippe.

 Et puis mon pauvre Maurice, il faut réfléchir que les Prussiens sont comme nous. Vois-tu qu’un garçon Prussien écrive à son père la même chose que toi et qu’il lui demande un képi de français, et si ce papa Prussien rapportait un képi de français à son petit garçon et que ce képi fut celui de ton papa ? Qu’est-ce que tu en penses ? Tu conserveras ma lettre et tu la liras plus tard quand tu seras grand. Tu comprendras mieux.

 A la place du casque de Prussien, je vais t’envoyer à toi, à Raymond, maman peut les recevoir aussi, de petites fleurs de primevères que les petits enfants (garçons et filles) du pays où je suis, cueillaient autrefois et qui faisaient leur joie, et que moi, le grand enfant, j’ai cueilli cette année dans leur jardin pour te les envoyer. (je ne les vole pas, elles se perdraient tout de même). Je vous les envoie pour que vous pensiez un peu à leur malheur de n’être plus dans leur maison. Je vois, je mets même mes ustensiles de cuisine sur un petit dodo de ces petits enfants. Il y en a là deux même que je ne peux voir sans penser à vous et les larmes aux yeux me disent que vous êtes tout de même heureux par rapport aux autres…

Pour en savoir plus sur Martin VAILLAGOU : Cliquez ici

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Les commentaires sont fermés